Pensions 2027 : une revalorisation attendue vers 1,6 %
Combien les retraites de base augmenteront-elles au 1er janvier 2027 ? Le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale, publié fin mai 2026, donne un premier repère : une inflation de référence évaluée autour de 1,6 %. Si la formule habituelle est appliquée, la revalorisation devrait s'en approcher — après un très modeste +0,9 % en janvier 2026. Décryptage, et pistes pour ne plus dépendre de ces seuls ajustements.
Ce que dit le rapport de la Commission des comptes
Chaque année, la revalorisation des pensions de base suit une mécanique bien établie : elle est calculée à partir de l'évolution des prix à la consommation constatée sur une période de référence, qui court de novembre de l'avant-dernière année à octobre de l'année précédant la revalorisation. Pour la hausse du 1er janvier 2027, la fenêtre observée s'étend donc de novembre 2025 à octobre 2026.
Or, d'après le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale publié fin mai 2026, l'inflation sur cette période de référence est évaluée autour de 1,6 %. Ce chiffre n'est pas encore définitif — les derniers mois de la fenêtre restent à constater —, mais il donne l'ordre de grandeur sur lequel travaillent désormais les gestionnaires des régimes.
Vers une hausse proche de 1,6 % en janvier 2027
Si la formule habituelle d'indexation est appliquée, la revalorisation des pensions de base au 1er janvier 2027 serait donc proche de 1,6 %. Pour une pension de base de 1 200 € mensuels, cela représenterait environ 19 € de plus par mois ; pour 1 500 €, environ 24 €.
Deux prudences s'imposent toutefois. D'abord, ce niveau reste une évaluation : le chiffre définitif dépendra de l'inflation réellement constatée d'ici octobre. Ensuite, l'application de la formule n'est jamais acquise d'avance : c'est la loi de financement de la Sécurité sociale, votée à l'automne, qui fixera la règle du jeu — et les retraités ont déjà connu des années où la revalorisation a été décalée, minorée ou différenciée. Le précédent est d'ailleurs récent : au 1er janvier 2026, les pensions de base n'ont été relevées que de 0,9 %, un rattrapage que beaucoup ont jugé insuffisant face à leurs dépenses réelles.
Ce que cela change pour le pouvoir d'achat
Sur le papier, une hausse alignée sur l'inflation maintient le pouvoir d'achat. Dans la vie réelle, c'est plus compliqué, pour trois raisons que nos clients retraités nous décrivent souvent :
- Le décalage dans le temps. La revalorisation de janvier compense une inflation déjà subie : pendant toute la période de référence, les prix ont monté alors que la pension, elle, n'a pas bougé.
- La moyenne ne fait pas le budget. L'indice des prix est une moyenne nationale. Le panier d'un retraité — santé, mutuelle, énergie, services à la personne — peut évoluer plus vite que l'indice général.
- L'effet cumulatif. Une année de revalorisation contenue, comme le +0,9 % de janvier 2026, ne se « rattrape » jamais vraiment : le décrochage s'incorpore à la base de calcul de toutes les années suivantes.
Autrement dit, même une hausse proche de 1,6 % en 2027 laisserait bien des budgets sous tension. D'où une question que se posent de plus en plus de propriétaires retraités : comment se constituer un revenu complémentaire qui ne dépende ni des rapports de printemps, ni des lois de finances d'automne ?
Le viager occupé, pour ne plus dépendre des revalorisations
Pour un retraité propriétaire, la réponse la plus naturelle se trouve souvent dans son propre patrimoine. La vente en viager occupé permet de transformer son logement en revenus, sans le quitter :
- un bouquet, capital versé comptant à la signature, qui reconstitue une épargne de précaution ou finance un projet ;
- une rente viagère mensuelle, versée à vie par l'acquéreur, qui vient s'ajouter chaque mois aux pensions ;
- le maintien à domicile, garanti par le droit d'usage et d'habitation inscrit dans l'acte notarié.
Le point décisif dans le contexte actuel : la rente viagère est indexée par contrat. Sa revalorisation annuelle suit la clause d'indexation prévue à l'acte, généralement adossée à un indice publié par l'Insee — elle ne dépend d'aucune décision politique ni d'aucun arbitrage budgétaire. S'y ajoute une fiscalité douce : seule une fraction de la rente est imposable, d'autant plus réduite que le vendeur est âgé au premier versement, avec un abattement qui atteint 70 % au-delà de 69 ans.
Concrètement, tout commence par une estimation gratuite de votre bien : c'est sa valeur, croisée avec votre âge, qui détermine le bouquet et la rente envisageables. Notre simulateur de calcul viager fournit un premier ordre de grandeur, et notre guide du viager détaille chaque étape du parcours. Maison fondée à Lyon en 1922, Rochat Viagers accompagne les vendeurs de la première simulation à la signature — à Lyon et dans toute la région.
La revalorisation de janvier 2027 se précisera à l'automne. Mais une chose est déjà certaine : les retraités qui ont adossé leur budget à une rente viagère indexée n'attendent plus les annonces gouvernementales pour savoir de quoi leur année sera faite.
Questions fréquentes
De combien les pensions de base devraient-elles augmenter au 1er janvier 2027 ?
D'après le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale publié fin mai 2026, l'inflation de référence (novembre 2025 à octobre 2026) est évaluée autour de 1,6 %. Si la formule habituelle d'indexation est appliquée, la revalorisation des pensions de base au 1er janvier 2027 serait proche de ce niveau. Rien n'est toutefois définitif avant la loi de financement de la Sécurité sociale.
Pourquoi une hausse de 1,6 % ne suffit-elle pas toujours à préserver le pouvoir d'achat ?
La revalorisation compense l'inflation passée avec un décalage, sur la base d'une moyenne nationale qui ne reflète pas le budget réel de chaque retraité (santé, énergie, services à la personne). Après une hausse limitée à 0,9 % en janvier 2026, beaucoup de retraités constatent que leur pension progresse moins vite que leurs dépenses réelles.
Comment le viager occupé complète-t-il une pension de retraite ?
En vendant son logement en viager occupé, le propriétaire reçoit un bouquet (capital versé comptant) puis une rente viagère mensuelle à vie, revalorisée chaque année selon la clause d'indexation du contrat — tout en restant chez lui grâce au droit d'usage et d'habitation. La rente bénéficie en outre d'un abattement fiscal croissant avec l'âge.
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