La vente à terme libre

Le bien est disponible dès la signature, le prix payé en mensualités sur une durée fixe : un achat échelonné sans crédit et sans aléa.

Définition

La vente à terme libre combine deux avantages : comme dans une vente à terme, le prix est réglé par un comptant à la signature puis des mensualités sur une durée fixée à l'avance (souvent 10 à 15 ans), sans dépendre de la durée de vie du vendeur ; et comme dans un viager libre, le bien est libre d'occupation : l'acquéreur en dispose dès la signature, pour l'habiter ou le louer.

C'est la formule la plus proche d'un achat classique financé à crédit, à ceci près que le « crédit » est consenti par le vendeur lui-même : pas de banque, pas d'intérêts d'emprunt, pas d'assurance emprunteur. Le paiement est sécurisé dans l'acte notarié par le privilège du vendeur et la clause résolutoire.

Les avantages

Pour le vendeur

  • Un capital initial puis des mensualités non imposables à l'impôt sur le revenu.
  • Une durée connue : le prix total est certain, sans aléa.
  • En cas de décès avant le terme, les mensualités restantes reviennent aux héritiers.

Pour l'acquéreur

  • Disposer du bien immédiatement : l'habiter ou le louer.
  • Payer sans crédit bancaire, sur une durée définie.
  • Un coût total connu dès la signature, contrairement au viager.

Comment fonctionne la vente à terme libre ?

Le mécanisme tient en trois éléments, tous fixés dans l'acte notarié :

  • Le comptant : la part versée le jour de la signature, l'équivalent du bouquet du viager, librement négociée.
  • Les mensualités : le solde du prix, divisé sur la durée convenue (120, 144, 180 mois…) et indexé chaque année. Leur nombre est fixe : si le vendeur décède avant le terme, elles continuent d'être versées à ses héritiers.
  • La jouissance immédiate : le bien étant libre, aucune décote d'occupation ne s'applique ; le prix de référence est la valeur vénale du bien.

L'acquéreur supporte, comme tout propriétaire, la taxe foncière, les charges et l'entretien dès la signature. S'il loue le bien, les loyers peuvent financer une bonne partie des mensualités.

Un exemple chiffré

Un appartement libre estimé 220 000 €. Les parties conviennent d'un comptant de 50 000 € à la signature, puis du solde de 170 000 € payé sur 12 ans (144 mois), soit environ 1 180 € par mois, indexés. Mis en location autour de 850 € par mois, le bien couvre les deux tiers de la mensualité. Au terme des 12 ans, l'acquéreur a payé le prix convenu, ni plus ni moins : c'est toute la différence avec le viager. Ces montants sont indicatifs ; chaque montage s'ajuste à la valeur du bien et aux besoins des parties.

Vente à terme libre, occupée, ou viager libre ?

Face à la vente à terme occupée, la version libre s'adresse au vendeur qui n'habite plus le bien (succession en cours d'arbitrage, déménagement, logement vacant, résidence secondaire) et à l'acquéreur qui veut en profiter tout de suite : pas de décote, pas d'attente.

Face au viager libre, tout se joue sur l'aléa et la fiscalité. En vente à terme, la durée et le prix total sont certains, et les mensualités perçues par le vendeur ne sont pas imposables à l'impôt sur le revenu, là où la rente viagère l'est sur une fraction (30 % après 69 ans). En contrepartie, les versements s'arrêtent au terme convenu, alors qu'une rente viagère est servie à vie. Un vendeur jeune ou soucieux de transmettre à ses héritiers privilégiera souvent la vente à terme ; un vendeur attaché à un revenu garanti jusqu'à son dernier jour, le viager. Notre simulateur de calcul viager et nos conseillers vous aident à comparer les deux montages sur vos propres chiffres.

Questions fréquentes

Quelle différence entre vente à terme libre et vente à terme occupée ?

Dans la version libre, l'acquéreur dispose du bien dès la signature, pour l'habiter ou le louer : le prix reste proche de la valeur vénale. Dans la version occupée, le vendeur conserve la jouissance du logement pendant une durée convenue, et le prix est décoté en conséquence.

Quelle différence entre vente à terme libre et viager libre ?

La durée. En vente à terme, les mensualités sont versées sur une période fixée à l'avance (10, 12, 15 ans), quoi qu'il arrive : pas d'aléa lié à la durée de vie. En viager libre, la rente est versée jusqu'au décès du vendeur. La fiscalité diffère aussi : les mensualités d'une vente à terme ne sont pas imposables à l'impôt sur le revenu, contrairement à la rente viagère, imposable sur une fraction.

Que se passe-t-il si le vendeur décède avant le terme ?

Le contrat continue : les mensualités restantes sont versées aux héritiers du vendeur jusqu'au terme prévu. C'est une différence majeure avec le viager, où le décès du vendeur éteint la rente.

L'acquéreur peut-il louer le bien acheté en vente à terme libre ?

Oui. Il en a la pleine jouissance dès la signature et peut le mettre en location immédiatement ; les loyers perçus peuvent financer tout ou partie des mensualités.

Un projet de vente à terme ?

Estimation gratuite et confidentielle, sans engagement.